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Monday, April 8, 2013

Les conférences TED alimentent les passions!



TED: Un site de rencontre qui alimente les passions

Mais non, pas ce genre de site de rencontre! Il est ici question de la rencontre des idées. TED est un site conçu pour diffuser les idées qui méritent d’être partagées. On y offre gratuitement plus de 1,400 conférences innovatrices en ligne, dont plus de 1,350 sous-titrées en français. 

Comment trouver sa passion?, demande la majorité d’entre nous. Larry Smith, le professeur d’économie faussement sévère de l’Université de Waterloo, explique qu’il faut parfois explorer vingt intérêts pour trouver une passion qui s’empare de nous (dans sa conférence Pourquoi vous échouerez dans votre recherche d’une grande carrière diffusée sur TED.com).

Puisqu’il faut sortir de son train-train habituel afin de s’exposer à autant de nouvelles sources d’intérêt, rien de mieux que le concept de TED pour tâter le terrain. 

Vous avez vingt minutes?
Pour qui n’a pas le temps de lire un livre, consacrer une 20e de minutes à l’écoute du clip dynamique d’un speaker passionné (à l’heure du lunch par exemple) est une alternative séduisante.

















La page d’accueil de ted.com (en anglais seulement), permet de trouver une conférence intéressante soit en choisissant un classement specifique: “most viewed”, “most comments”, “newest”, “rated jaw-dropping”, etc, soit en focussant sur un sujet: “technology, entertainment, design” (les trois sujets derrière l’acronyme TED) ou encore “business, science, global issues”.

On peut aussi explorer leur catalogue de conférences sous Talks (dans le menu en haut de page) pour accéder par exemple à leur section “View all tags”, classant les conférences sous plus de 250 mots clé. 

Traduction libre
La plateforme TED.com permet à qui le veut de traduire les conférences en ajoutant des sous-titres à même l’écran. 

Plus de 90% des conférences ont trouvé quelqu’un pour les traduire gratuitement vers le français. Plusieurs d’entre elles sont traduites en plus de 25 langues. Ce qui donne raison à Daniel Pink (un autre speaker de TED) qui voit les nouvelles motivations de notre société à l’oeuvre dans la participation libre, non-rémunérée et anonyme qui a formé Wikipedia.

En sélectionnant une conférence, vous trouverez la liste des langues dans lesquel elle a été traduite en passant votre curseur dans le bas du clip.


Mes coups de coeur
Les deux conférences éclairées Écouter la honte et Le pouvoir de la vulnérabilité étaient parmi celles dont le lien a été le plus partagé cette semaine.

Ces conférences de Brené Brown (doctorat en Sciences Sociales et chercheur à l’Université de Houston) m’ont menée à son livre Daring Greatly. J’y ai découvert des recherches démontrant que notre vulnérabilité , mère de la crétivité et de l’innovation, est un outil extraordinaire dont on se prive par manque de compréhension, la voyant comme une faiblesse honteuse.

Un des points forts du livre de Brené (le sujet d’une autre chronique en soi) est que la peur qui se cache derrière tout sentiment de honte se résume toujours par une crainte du rejet, de perdre notre connexion avec les autres.

Besoin de connexion
Or justement, mes deux autres coups de coeur sont issus de ce désir de connexion que l’Internet semble maintenant permettre de mener à une autre niveau.

Sugata Mitra est récipiendaire du TEDPrize 2013 auquel était attaché la somme d’un million de dollars (réservé à la réalisation du projet le plus fascinant présenté par un conférencier TED). Le rêve de ce prof de programmation (basé sur des resultats fascinants générés dans le fond de villages en Inde): créer une “École dans le Cloud”, une infrastructure qui permettrait aux enfants du monde entier de s’auto-instruire, facilités par l’accès à des ordinateurs et des témoins sur Skype offrant le moins d’interaction possible tout en saluant le processus de l’apprentissage. Enfants et aidants du monde entier, connectés grâce à un réseau virtuel.

Sa conférence sur TED m’a menée vers son outil SOLE mis gratuitement à la disposition de tous pour essayer un modèle qui permet de lancer de grandes questions aux enfants pour les faire réfléchir et chercher les réponses possibles.

Sur une note moins sérieuse mais tout aussi élégante: la chorale virtuelle d’Eric Whitacre (qu'on voit en action sur la scène de TED, dirigeant une chorale incluant 30 chanteurs live sur Skype). C’est grâce à TED que j’ai découvert le compositeur et chef d’orchestre dont l’oeuvre Water Night a impliqué la compilation de vidéos de 3746 chanteurs de 73 pays (incluant 268 Canadiens) ayant enregistré leur portion de l’oeuvre dans l’intimité de leur maison.

Bon à savoir sur TED
Les conférences TED sont devenues annuelles en 1990 en Californie. Elles sont depuis 1996 la propriété de Sapling Foundation, une fondation privée à but non lucratif fondée par Chris Anderson (alors à la tête de Future Publishing, sa compagnie produisant 130 magazines et employant 1500 personnes).

Sous sa tutelle, TED.com a vu le jour en 2006, facilitant la diffusion des meilleurs conférences TED qui, depuis, ont généré plus d’un milliard de visionnement.

Les deux conférences annuelles, l’une ayant lieu au printemps dans l’ouest nord-américain (à Vancouver dès 2014) et l’autre en été à Edimbourg (Écosse) durent chacune quatre jours, comprennent 50 speakers vus en même temps par un auditoire de 1,500 personnes (des gens ayant soumis un essai pour avoir le privilège d’assister à l’événement moyennant $7,500!).

Le but de l’organisme est de faciliter la rencontre du groupe le plus diversifié d’innovateurs pouvant faire circuler et se réaliser les idées de demain. Accroitre le nombre d’auditeurs irait à contre-sens de cet objectif.

Les profits de ces conférences sont redistribués pour alimenter les autres projets de TED (TEDFellows, TEDPrize et surtout la gestion du site web permettant une diffusion plus large). 

TED octroit aussi des licenses gratuites à plus de 5,000 événements TEDx à travers le monde désirant utiliser le format des conférences TED pour diffuser les idées passionnantes et, mieux encore, en faciliter la réalisation.

C'est pas tout de parler, il faut aussi passer à l'action.

Monday, July 30, 2012

Prendre son temps... par les cornes

In the zone
Le temps est tellement relatif quand on prend deux minutes pour y penser. Tout engagés que nous sommes dans la routine, on cligne des yeux et 10 ans ont filés entre nos doigts. Par ailleurs, quand on est immergé dans une aventure qui nous passionne, c’est une autre histoire. On entre “in the zone”, là où le temps s’arrête et s’intensifie à la fois.
Et si ce désir de nous rapprocher de ce qu’on aime indiquait simplement notre besoin d’un rapport différent avec le temps? Et si, chaque fois qu’on établie un rapport différent avec le temps, on en retirait des bienfaits? Ça serait déjà ça, non?
Le clip du gars de Google
Selon Matt Cutts, un informaticien de Google, c’est exactement le bénéfice qu’on tire quand on sortir de notre routine.
C’est l’été, la saison des activités légères et des temps libres. Je vous propose donc de visionner le petit clip de 3.37 minutes de Matt Cutts (tiré d’une série de courtes présentations de moins de 6 minutes faites dans le cadre de TED). Il est sous-titré en français et vous le trouverez en googlant Matt Cutts: Essayez quelque chose de nouveau pour 30 jours).
On peut lire dans son blogue que Matt s’est mis à se donner des défis visant à changer une habitude durant 30 jours. Juste pour voir. 
En cours de route, il a fait plusieurs constatations importantes dont, non la moindre, que depuis qu’il portait attention à la réalisation quotidienne de ses petits défis, il n’avait plus l’impression que les mois passaient à toute vitesse. Ils sont maintenant plus “mémorables:, dans le sens qu’ils lui laissent une impression d’avoir été pleinement vécus, même s’ils pourraient sembler anodins: aller tous les jours au boulot en vélo, arrêter de manger du sucre, apprendre un nouveau mot par jour, prendre une photo par jour.
Ses défis se sont corsés avec le temps: gérer ses finances, arrêter d’envoyer des emails après 21h, pour aboutir à d’ambitieux buts personnels quand, avec le temps, son muscle-des-changements-d’habitudes s’est développé: escalader le Kilimanjaro et courrir un grand marathon. 
Cependant, dans son petit clip, le gars de Google insiste sur une grande leçon: celle des petits pas.
Pas rien, les petits pas
Il est certain que les gros défis sont grandement amusants, soutient Matt. Mais les changements amenés par les petits défis ont souvent plus de chance d’être durables.
Je remarque en effet que dans notre société, les petits pas n’ont tellement pas bonne presse qu’on finit par penser, à tord, que les petits défis sont preuve de manque d’ambition de notre part, alors qu’il s’agit d’une stratégie testée et approuvée. 
Au moment où j’écris ces mots, j’ai sous les yeux un article du Globe sur le “Canadian Death Race” (un marathon extrême sur 125 kms couvrant trois montagnes et une rivière) dont le titre cite un athlète qui explique: “You have to take the race in tiny little pieces”. Il faut aborder la course un petit morceau à la fois.
Bref, par simple esprit ludique, cet été, pourquoi ne pas adopter un petit défi pour sortir de la routine durant 30 jours? Quelques suggestions: envoyer une carte postale par jour à un ami, écrire une phrase par jour sur chacun de vos enfants, marcher 20 minutes, lire 20 pages, faire 15 minutes de recherche internet sur un sujet donné (destination de voyage rêvée, hobby), essayer une nouvelle recette (pas besoin d’être un repas complet, ce peut être un cocktail, une vinaigrette), faire le ménage d’un tiroir par jour, faire un commentaire par jour sur les entrées de nos amis sur Facebook...
Si vous avez d’autres suggestions, n’hésitez pas à les partager en commentaires à la fin de ce blogue!

Voir cet article dans L'Express de Toronto
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