Friday, February 7, 2014

Marketing rétro: les affiches sur les poteaux

On s'affiche

Blogues, pages Facebook et comptes Pinterest encouragent les collections de toutes sortes, ce qui nous donne accès aux photos prises par des locaux des jolies perles affichées par les p'tits comiques de leur quartier.

Il y a de tout, de l'ingénieux au saugrenu, toutes très créatives. Ça donne envie de concocter une campagne sympa pour événements ou services locaux.

















Friday, January 31, 2014

Y-aurait-il un lien entre le "Brand" marketing et l'enfant intérieur d'un marché?

Grandir avec son public

Ce matin, j'ai eu un moment de 'révélation" en lisant deux articles dans le Globe and Mail, apparemment sans rapport sinon qu'ils parlaient tous deux du monde de l'entertainment, l'un sur le Super Bowl, et l'autre sur le "bô ti couple" de Beyoncé et Jay Z.

Dans le cahier Business, on racontait le bon coup marketing pour les biscuits Oréo quand il y a eu un blackout lors du Super Bowl 2013 à New Orleans. La compagnie Mondalez derrière Oreo avait déjà une machine "médias sociaux" bien huilée, fonctionnant depuis trois ans. En quelques minutes suivant le début du blackout, leur agence 360i concoctait et tweetait une blague qui a pris le monde de la publicité par surprise, bouffant une grosse part de l'attention des consommateurs sans avoir investi le $4 millions pour 30 secondes de temps d'antenne.

La blague? La photo d'un biscuit Oréo dans la pénombre avec la mention "You can still dunk in the dark." (Traduction libre: "On peut quand même tremper dans le noir.") Les ventes d'Oréo ont augmenté en 2013.

Pendant ce temps, Beyoncé...
Dans le cahier Life & Arts, on parle d'une performance de la chanteuse et de son mari aux Grammy Awards. L'article de Courtney Shea explique comment le "power couple" exploite son image de parents heureux dans un bonheur conjugal. 

Elle explique comment Jay Z est passé de rapper spécialiste en B-word à mignon papa sans perdre son public. "To some extent, it's a matter of growing up with their audience."

Ceux qui ont aimé Jay Z ont maintenant des enfants, tout comme lui. Alors quand il lève son trophée Grammy en disant que sa fillette pourra boire son jus dans un "sippy cup" doré, tout le monde peut se reconnaitre.

Même chose pour Oréo. Il va au Super Bowl, puisque ceux qui trempaient leur biscuit dans le lait quand ils étaient petits y vont aussi. Ils ont grandi ensemble.

Et vous savez ce que c'est lors de retrouvailles avec des amis d'enfance? L'âge disparait. L'enfant intérieur ressort. Pas étonnant que les médias sociaux fonctionnent si bien pour rejoindre un marché, c'est la meilleure façon de véhiculer le côté ludique de l'enfant qui sommeille en chacun de nous. 

Et il semblerait que connecter avec cet enfant est la meilleure façon de renforcer une marque.


Monday, January 27, 2014

Salons Green Circle: Bien faire... c'est beau


Pour les cheveux coupés en quatre
Si les organismes qui recueillent les cheveux pour en faire des perruques n'acceptent que les tresses coupées (voir mon billet sur Angel Hair for Kids), alors tous ces cheveux qui jonchent le sol des salons de coiffure sont gaspillés? 

Et bien, pas chez les membres des Salons Green Circle, un regroupement canadien préoccupé de rendre les salons “verts”. C’est ce que j’ai appris au hasard des rencontres, en mettant ma tête entre les mains du sympathique Jimmy Dethomasis, propriétaire du salon de coiffure Le Ritz, non loin de l’Université de Montréal. 

Sur les murs du salon sans prétention, il y avait des affiches en italien parlant de la chimie du cheveu. En discutant avec Jimmy, j’ai découvert qu’il était effectivement passionné de la science du cheveu et qu’il avait mis au point la série de produits efficaces Dethomasis (mes boucles souples sont demeurées en place durant les douze heures suivant ma mise en plis). 

Il est aussi un membre enthousiaste de l’association des Salons Green Circle qui a, entre autre, organisé un système de cueillette des déchets spécifique à cette industrie. (Quiconque s’est fait faire des mèches sait qu’une grande quantité de papier d’aluminium se gaspille dans les salons, et l’aluminium est l’un des rares métaux recyclables à 100%.)

L’une des utilisations des cheveux recueillis par cet organisme? La fabrication de boudins poreux permettant d’absorber les déversements d’huile dans la mer! Environ quatre litres d’huile peuvent être absorbés par 500 grammes de cheveux, peut-on lire dans l’article Des cheveux pour lutter contre la marée noire sur le site maxisciences.com.


On trouve la liste des membres par province sur leur site. Comme l’association le dit si bien: bien faire... c’est beau.

Sujet connexe:
Angel Hair for Kids

Angel Hair for Kids: Une autre façon de donner


Les coupures qui font du bien
Je repoussais le jour depuis plus d’un an, espérant que l’idée lui passerait. Puis ma fille est revenue à charge durant le temps des fêtes et quelques jours avant la rentrée scolaire, elle se faisait couper deux pieds de beaux cheveux épais.

La coiffeuse a fait deux grosses tresses attachées de part et d’autre par des élastiques en complimentant ma fille sur sa chevelure luxuriante. Puis, au premier coup de ciseaux pour sacrifier une natte, j’ai assisté à la naissance sur le visage de ma grande du plus radieux sourire auquel une mère d’adolescente puisse avoir droit. Celui d’une jeune fille qui prend possession de sa vie et qui assume ses choix.  




Des cheveux d’ange
Quand elle a entendu parler de ces organismes qui font des perruques de cheveux humains pour les enfants souffrant de cancer (ou autre maladie occasionnant la perte de cheveux), ma fille (qui en avait marre de sa crinière qui faisait toujours de gros noeuds dans son cou) a décidé de les laisser pousser encore un peu afin qu’ils atteignent une belle longueur.

Elle a opté pour Angel Hair for Kids, géré par l’organisme A Child’s Voice Foundation ayant un bureau à Mississauga. Deuis 2004, ils ont fourni des perruques à plus de 500 enfants dans le besoin (il en coûte de $800 à $1,000 pour confectionner une perruque adaptée à la tête d’un enfant).


Sur leur site acfv.ca, on trouve la marche à suivre spécifiant entre autre que la longueur minimale est de 12 pouces (avant la tresse), que les cheveux ne doivent pas avoir été traités chimiquement, qu’ils doivent être tressés et attachés avant la coupe, et qu’ils ne peuvent avoir été ramassés à même le plancher du salon de coiffure. Pourquoi? Parce que les cheveux ont un sens du poil (les écailles de la cuticule) et que faire une perruque avec les cheveux dans le mauvais sens nuirait grandement à son entretien. 

“J’ai l’air de Wednesday dans Adam’s Family”, constatait Roxane en voyant son reflet, avec ses deux tresses sévères et sa cape jusqu’au cou, dans le grand miroir du salon. “I am Castiel”, l’ai-je aussi entendue se murmurer un peu plus tard avec un sourire satisfait alors qu’elle remplissait le formulaire d’envoi de ses cheveux à Angel Hair for Kids. Elle faisait référence au personnage Castiel, un ange déchu dans sa série fétiche Supernatural

Voilà qui capte parfaitement l’état d’esprit de nos jeunes: leur capacité de faire de bien belles choses, sans jamais oublier de s’amuser. Prenons note!



Tuesday, January 14, 2014

La Galerie Glendon, réinventée par le photographe Aurélien Muller



Méconnaissable!
Cette semaine, la Galerie Glendon a été entièrement réinventée pour répondre aux besoins de l’ambitieuse installation multimédia du photographe Aurélien Muller. 

Du 7 au 11 janvier dernier, les visiteurs de la galerie empruntaient exceptionnellement la porte côté jardin pour accéder à l’installation Modern Photography (ie) Moderne. 

Se faufilant à travers de lourdes tentures, nous entrions dans un univers qui n’était pas sans rappeler un sombre salon Victorien. À notre gauche, un petit boudoir avec long divan de velours rouge surmonté d’une immense photo noir et blanc. À notre droite, la forme ovale de quatre “portraits de famille” projetés sur les murs du “salon” dénudé, arborant cet air sérieux des photos de la fin du 19e. 


Fixant le portrait “antique” d’une jeune femme moderne aux yeux fermés, j’ai eu la surprise de la voir ouvrir les yeux! 



L’ancien et le nouveau
C’est que, voyez-vous, Aurélien Muller (diplômé de la Formation supérieure en photographie de Vevey en Suisse) venait de passer un mois à mettre au point un laboratoire d’expérimentation photo et vidéo dans la galerie.

Un moniteur noir et blanc, point lumineux dans un petit coin sombre, attirait notre regard. On y découvrait l’action se déroulant “live” de l’autre côté de la porte du studio temporaire aménagé par le photographe avec l’aide de divers départements de l’Université Glendon. 


Dans son studio de fortune, Aurélien engageait avec charme et humour ses sujets: les visiteurs de la galerie, qui se succédaient devant sa caméra. Sur un mur, on pouvait lire la pensée (traduction libre): La beauté de la photographie est que le sujet est celui qui fait tout le travail.

Sous le drap opaque de sa caméra 4 X 5, Aurélien regardait ses sujets, non pas dans l’obturateur de son appareil photo, mais plutôt dans le voyant de sa caméra vidéo. En demandant aux gens de rester immobiles avant de bouger légèrement, le photographe et vidéographe réussissait à créer une illusion de photo antique que son système élaboré projetait ensuite dans la galerie. (Pour remercier ses sujets de leur participation, il leur remettait une impression de photo tirée de leur vidéo.)







G à d: Marc Audette (professeur de photographie à Glendon
et commissaire de la galerie),  Martine Rheault (directrice de la galerie),
Jennie Matingu (assistante à la galerie)
“Aurélien Muller a démontré un talent unique pour rassembler divers groupes autour de son projet multimédia durant tout le mois précédent l’ouverture de l’installation, souligne Martine Rheault, directrice de la Galerie Glendon. Les gens du théâtre de Glendon ont fourni et installé les accessoires et éclairages qui transformaient la galerie. Les gens du centre de support information de Glendon ont aidé le photographe à surmonter tous les défis techniques de son projet.”

Depuis l’anticipation des participants attendant de prendre place devant sa caméra jusqu’à l’excitation de voir le résultat sur les murs de la galerie, en passant par l’agréable session en studio professionnel, Aurélien Muller a su offrir une expérience interactive moderne et rafraîchissante, éliminant la distance entre l’artiste et le public.

La Galerie Glendon sur le campus de
l'Université Glendon

Wednesday, December 18, 2013

Comment profiter de toutes ces photos?

Jamais une enfance n’aura été aussi documentée que celle de nos enfants! Mais il semblerait que l’arrivée des photos numériques s’est faite aux dépens des albums souvenirs qu’on sortait de temps en temps des étagères pour se revivre des moments heureux. Voici la solution moderne d’un père créatif pour parer à la situation.

Je parlais récemment avec un père de jeunes enfants continuellement en voyage pour son travail. Chaque jeudi soir le ramène chez lui et pour renouer avec sa famille, lui et sa femme ont instauré la tradition familiale des films du vendredi soir. 

Vous avez déjà entendu parler de cette pratique louable. Peut-être en avez-vous fait vous même une tradition. Ce dont je veux parler, c’est la façon dont ce père a réussi à pousser l’enveloppe.

Longues nuits d’hiver?
Profitant de ses longues soirées d’hôtel, il s’est mis à jouer avec les photos accumulées dans son ordinateur. De fil en aiguille, il a constitué des filières thématiques de photos. Puis lui est venue l’idée de présenter le résultat de son travail le vendredi soir, en branchant son ordi à sa télévision avant le visionnement en famille (un peu comme les bandes-annonces qu’on doit se taper avant le film au cinéma).

"Hey kids, remember when
we decorated the door for Halloween?"
Au début, les enfants ont protesté, pressés de regarder le film. Puis, ils se sont pris au jeu, ravis de se voir et de commenter leurs photos de famille sur l’écran. Depuis, cette activité de prévisionnement est attendue avec anticipation par les enfants, qui ne savent jamais ce qui les attend. Parfois, le père a assemblé les photos d’un voyage antérieur, parfois, celles d’un événement spécial. Chez ces gens, il n’y a pas de photos mal aimées qui restent en archives. 

Papa reste connecté avec sa famille en manipulant ses photos durant ses voyages d’affaires. Et la petite famille reconnecte le vendredi grâce à ce charmant rituel. Ceci dit, pas besoin de voyages d’affaires pour trouver le temps. Quand on y pense, il ne suffit que de couper une heure de télé par semaine! 

Je passe aux actes
En aidant ma fille à confectionner son costume d’Halloween cette année, nous nous sommes remémoré tous les costumes qu’elle a eus depuis qu’elle est toute petite. Je m’étais pris une note mentale de retrouver le plus de photos de ces costumes. 

Inspirée par ce père dynamique, je suis passée aux actes et j’ai rassemblé les photos que vous trouverez sur ce lien,  que je leur montrerai sur notre télévision le jour de Noël. Je suis certaine qu’on va bien rigoler. Je vous en souhaite autant!



Monday, November 4, 2013

Suivez la guide sur le Chemin de Compostelle

Un pas à la foi
Les amateurs de marche reconnaissent toutes sortes de vertus à cette forme d’exercice pouvant se faire partout et en tout temps. Entre amis, on remarque qu’une bonne marche encourage les meilleures conversations. En solitaire, elle porte à la réflexion et à la méditation, mais probablement jamais autant que lorsqu’on s’improvise pèlerin sur le Chemin de Compostelle, que ce soit pour des raison religieuses ou spirituelles. 

Sue Kenney, l’auteure de My Camino, a signé mon exemplaire de son livre en y inscrivant: “I love that you love to walk!” Nous venions de troquer nos bouquins. Le hasard de la vie a fait que nous étions voisines de kiosque au dernier Word on the Street de Toronto. Moi, avec mes guides de marches sur Toronto, et elle, avec son livre décrivant son expérience de pèlerinage tout au long des 780 kilomètres du Chemin menant des Pyrénées en France à Santiago en Espagne. Toutes deux, avec une même mission: découvrir chaque jour un peu plus sur nous et ce qui nous entoure, un pas à la fois.

Prochain départ, 18 mai 2014!
On a créé un adjectif pour décrire le Chemin de Saint-Jacques-de-Compostelle que des pèlerins font depuis les années 950: jacquaire! La Torontoise d’origine Sue Kenney se lançait donc dans son aventure jacquaire en 2001 et publiait My Camino en 2004.

Depuis, elle a accumulé dix marches le long du Chemin, dont huit pour accompagner des groupes sur la dernière portion de 225 kilomètres du pèlerinage (de Ponferrada à Santiago en Espagne). Son prochain départ est prévu pour le 18 mai 2014. 


S’il vous est passé par la tête de vivre cette expérience, c’est peut-être un bon temps pour y songer sérieusement. Ceux qui s’inscrivent à son groupe d’ici au 1er décembre 2013 auront droit à un rabais de 10%. Ça vous donne le temps de commander le livre de Sue Kenney sur Amazon, pour 8$ en version eBook pour Kindle (vous pouvez télécharger l’application Kindle gratuitement pour votre ordinateur, toutes les informations sont accessibles sous la description de son livre). Vous ferez ainsi connaissance avec celle qui pourrait devenir votre guide sur le Chemin de Compostelle. Vous trouverez toutes les informations sur l’accompagnement de groupe sur son site suekenny.ca. 

Il n’est pas nécessaire de joindre un tel groupe pour vivre l’expérience du pèlerin. Le site canadien santiago.ca (de Canadian Company of Pilgrims) regorge d’informations utiles et de photos sur cette aventure. Mais un forfait avec Sue est plus qu’un tour guidé. Il inclut le “coaching” de Sue avant le voyage, pour ceux qui veulent se préparer physiquement, mentalement et spirituellement pour en faire une histoire unique de développement personnel, dans l’esprit du “mindfulness”. 

Sue Kenney accepte un maximum de douze marcheurs par groupe, qui couvriront à leur rythme, en petits groupes ou en solitaire, 225 kms en onze jours, en moyenne 20 kilomètres par jour (soit 5 heures de marche), avec l’assurance des retrouvailles avec le groupe en fin de journée. Des flèches jaunes dirigent les marcheurs tout au long du Chemin. 

Notez que les pèlerins enregistrés par Sue recueillent des étampes à différents points le long du Chemin. Ceux qui peuvent prouver qu'ils ont marché au moins 100 kms avant d’arriver à Santiago obtiennent une Compostella, la lettre de noblesse des pèlerins du Chemin de Compostelle.


À propos de Sue Kenney
Ayant passé la journée aux côtés de Sue lors du Word on the Street, j’ai pu apprécier la personnalité ensoleillée de l’auteure. 

En lisant son livre, j’ai retrouvé la femme chaleureuse que j’ai brièvement connue. Elle y décrit avec simplicité le complexe enchevêtrement de toutes les leçons de vie qui animent toujours nos prochains pas. Pour cette femme, la marche de Compostelle est devenue une métaphore pour notre cheminement personnel.


“Avant de faire le Chemin, je ne savais pas marcher” m’affirmait-elle, les yeux rieurs, “je ne savais que courir!” Sue avait fait plus de 20 ans au sein de Bell Canada, incluant quelques années en Angleterre à travailler en tant que consultante internationale avec un salaire dans les six chiffres. Elle était également championne d’aviron, pratiquant son sport six fois par semaine. Puis, mise à pied du jour au lendemain, avec trois grandes filles autonomes, l’occasion de faire le point et de donner un rythme différent à sa vie s’est présentée.

Dans son livre, il est question de démarche spirituelle et très personnelle, mais aussi de réflexions amusantes (avoir à marcher avec son sac à dos simplifie la décision d’une femme quant à la quantité de chaussures qu’elle emportera en voyage) et d’anecdotes de rencontres intéressantes. 

Jai adoré son histoire du chien Bernie qui aime accompagner au village voisin situé 34 kms plus loin, des pèlerins triés sur le volet, toujours confiant de trouver une bonne âme pour le reconduire à son village d’origine en fin de journée. “I believe he was sent to guide me as an example of how to surrender to the goodwill of others, without any expectation, he trusted the Camino. He walked as a free spirit, confident he would always find his way home. He loved the outdoors and never rushed his journey. He communicated with everyone, expecting nothing in return. He chose whom he would walk with on the Camino and I was honored to be one of the chosen few. Bernie allowed his love to flow freely without any conditions - except for a car ride back home.”