Saturday, February 20, 2016

Une société où je veux vivre...


En lisant le billet accompagné de cette image (probablement du photographe Jean-Claude Hittelet), affiché sur la page Facebook de Sapeur-Pompier, Une passion), j'ai pensé à mon amie dont le fils de 18 ans veut devenir pompier depuis des années. 


À sa graduation du secondaire, des enseignants annonçaient ce que les jeunes voulaient faire après. Quand l'enseignante a spécifié que son garçon s'en allait à l'université dans une branche de Science Santé, mon amie a eu le choc de l'entendre ajouter un commentaire dans l'esprit de "il a beaucoup muri cette année et sa lubie d'être pompier lui est passée". Petits rires entendus dans la salle...

Or les pompiers sont habituellement acceptés en formation à 21 ans et on leur recommande d'aller faire un bac avant, ce que le fils de mon ami fera avant de postuler pour... devenir pompier. L'enseignante a réussi à dénigrer à la fois la passion de ce jeune homme, et le corps de métier que tout le monde encensait au lendemain de 9/11.



Hiérarchie les professions?
J'ai horreur de cette hiérarchisation des métiers/professions dans la tête des gens. Et de cette croyance qu'un compliment qui veut flatter au détriment des autres a une quelconque valeur. 

Le CEO d'une compagnie n'est pas plus important que l'infirmière qui prend si bien soin de nos vieux parents. L'artiste populaire n'est pas plus de valeur que le conducteur d'autobus souriant qui lance la journée du bon pied pour les enfants qu'il mène à l'école.

Quand nous faisons bien notre travail, nous contribuons tous à créer une société où je veux vivre.



Tuesday, September 29, 2015

Vistaprint, une autre plateforme pour nous simplifier la vie!

Ça fait toujours plaisir de découvrir une plateforme parfaitement bilingue! C'est le cas de www.vistaprint.ca, qui est également très facile à utiliser!

J'avais justement besoin de faire imprimer des cartes d'affaire pour les efforts marketing d'un jeune musicien, alors j'ai cliqué la section "Cartes d'affaire" dans leur menu du haut. (Ils font aussi des cartes postales, des dépliants et autres outils promotionnels.)

Le système me demande de choisir une qualité de papier. Et m'annonce qu'il y a un spécial. (Les prix en rouge tiendront compte de ce spécial.)


J'ai choisi l'option "Parcourez nos modèles" pour voir leur sélection. Hou la la, y'a le choix!



Pour simplifier la recherche, on peut chercher par catégorie ou par mots clés. J'ai tapé "guitare".
 


En choisissant un modèle spécifique, j'ai vu qu'on pouvait en changer l'orientation et passer d'horizontal...
 ... à vertical, pour un look différent.

Puis, le travail commence. On remplace le texte mis en exemple sur le modèle par notre propre texte. Notez que vous pouvez pour chaque mot, chaque ligne, modifier la police (font), la grosseur, la couleur.


On peut ajouter un verso (pour un coût additionnel) en cliquant sur la petite photo en bas du modèle.

Ma partie préférée: Quand on a terminé, on clique sur Aperçu et on voit de quoi a l'air le produit final. Remarquez qu'en haut à droite de l'écran, on vous donne la possibilité d'essayer un autre modèle avec votre texte. 


Dans cet exemple, je n'ai pas créé de verso alors rien n'apparait sur le côté droit. 

Le coût normal pour imprimer 500 cartes d'affaire en couleur en papier régulier est de $20. Avec le spécial courant au moment de ma commande, c'était $10.


Si vous avez déjà un design de carte disponible en JPEG, vous n'avez qu'à choisir "Téléchargez votre propre modèle".

Si vous voulez recevoir la commande rush, les frais d'envoi seront de $20, mais il y a des options moins chères pour des délais acceptables de livraison. Vous recevrez par courriel une confirmation comme celle-ci lorsque votre commande est envoyée.

Et voilà!




Thursday, July 9, 2015

Paint Nite: Totally beats paint by number!

More and more, we will see platforms that amaze us by their simplicity, allowing cool concepts to come to life. Paint Nite is one of them! 

This "social painting" platform allows people 21 years and older who would like to learn painting to meet artists who can teach them some easy tricks of the trade in local bars or restaurants, to produce very cool artworks in one fun evening in company of kindred spirits.

When
When clicking on the Calendar in the top menu of their website, you can choose a month and a city. 
You then get a listing of all the events held in that area for the whole month. 

Where
They list events by country, provinces and cities. For Toronto (GTA), you will see events from downtown Toronto to Markham, Oshawa, Oakville. The listing includes the full address of the venue, which name you can click to get more information. Events are held in pubs, large restaurants, smaller independent ones. 

On the listing, I've noticed The Colonel, one of the cool places I've seen on College Street! A very cleaver option is the Hilton Garden Inn by Pearson Airport, potentially saving transiting business travelers from boredom. (Click on the venue's name to get a list of all the sessions to be held there.)

How much
One session costs $45 (in US dollars), which includes all the material. It can go down to $36 if you buy four gift-sessions for one night. Sessions are usually 2 hours long with a 20-minute break.

How it works
When you've selected month and location, you click GO and you scroll down the Paint Nite events calendar to find some artwork you would like to be able to do. The platform gives you the address of the event, which artist is giving the workshop, the level of difficulty (if you feel a bit self-conscious, most venues will sell you a drink to loosen up...),  and it tells you how many places are still available. 

If a specific painting indicates that the painting session is sold out, don't worry and keep scrolling. Chances are the artist will offer another session later on, probably in a different venue.

Warning! The Paint Nite sessions are for people 21 years and older. People under 21 will be turned down at the venue, without a refund.

What
Here's a sample of the "Canvas Paint" workshops available when I did my research. And judging by the photos on their Facebook page, most people succeed in reproducing some decent paintings! Note that during the "Drinkware Paint" workshops (not available yet), you will paint on two glasses.

Artists who would like to teach a session should read this link! If you find out how much it pays, contact me to let me know. I'm curious!



Sunday, April 12, 2015

How to better use Google Image

An image is worth a thousand words, right?
I come across so many promotional photos badly indexed that I felt the urge to write about a little marketing tip that goes a long way... and costs nothing! 

Read my post on Prologue to the Performing Arts' blog Showtime! Make Google Image work for you.

Saturday, April 4, 2015

Kids or no kids: A debate that goes beyond parenting

The reality of choice
Perfect layout in today's Globe for Nathalie Atkinson's review of the book Selfish, Shallow, and Self-Absorbed: Sixteen Writers on the Decision Not to Have Kids!

I loved the columnist's insight showing that what's at hand here goes beyond the kids-no kids debate. It's about the reality of living with ANY choice.

I had bought into the analysis of the feminists from the 70s that the media had created a "mommy war". Now, it appears that a more pernicious thing was created: the "fantasy that it's possible to live without regrets", which leads us to assume that if I have any regrets, it must be because I made the wrong choice. As if anything in life was that clear-cut! 


Maybe this explains why choosing always seemed excruciating to my young daughter. We never acknowledged that it was normal to feel a pang of pain (have some small regrets) when choosing a Beenie Baby over another. The fact is that no "better" choice could avoid her that pain... 

Food for thoughts.

Tuesday, January 27, 2015

Une carte interactive qui me remplit de joie!

Je viens de découvrir cette mappemonde fantastique créée par l'équipe de marketing du chanteur Pharrell.



Chacun des points qui apparaissent sur la carte interactive www.wearehappyfrom.com nous permet d'accéder à un vidéo-clip ayant été conçu sur la chanson "Happy" de Williams Pharrell (la chanson thème du film Despicable Me 2).


Quand on effleure un point noir, le nom de la ville d'où est issu le clip apparait sur la carte. Quand on clique sur le point, on peut voir le clip, et les habitants de cette ville avec sa saveur locale. Y'a de tout, des musiciens qui ont fait leur propre version. Des étudiants qui veulent promouvoir leur école, des compagnies qui veulent pousser leur image. Des amis qui s'amusent, en Islande, au Koweït, à Madagascar, à Montréal... (rien de Toronto!).

Comme leçon de géographie, on ne fait pas mieux! Et comme opération marketing, chapeau! Parlant de chapeau, voici le clip original (avec plus de 500 million de views):






Friday, January 2, 2015

Peut-on penser grand et apprécier les petites chose?

Petites résolutions pour un grand 2015 
J'ai commencé la nouvelle année en faisant le vide, c'est à dire le ménage de mes piles de cahiers de notes, papiers, pages de magazine arrachées. J'en ai jeté des choses! Ça fait du bien. Ce faisant, j'ai retrouvé deux extraits d'un livre dont je n'ai plus le titre, qui seront mon motto cette année. 


Une partie de moi aime bien avancer à petits pas. 

Comme on vit dans une société qui laisse entendre que tout ce qui est petit est forcément médiocre, ça m'a souvent fait douter de moi-même. Je voyais bien que certains associaient ma démarche en petits pas à un manque d'ambition. 

Think big! Tout un appel des sirènes qui empêche d'apprécier les petites choses qui ne semblent pas faire  "avancer" les grands projets.

Ces deux phrases que j'ai retrouvées, juxtaposées, m'ont aidé à réconcilier la notion d'ambition avec celle d'appréciation au quotidien:

"Do small things in a great way."
"Beware of undertaking great things in a small way."

Voilà pourquoi je ne ressentais pas que faire de petits pas était signe d'un manque d'ambition. Toute action peut être faite "en grande"! Ancrée dans le moment présent et bien pensée, parce qu'en harmonie avec un projet de vie, plus grand. 

Voilà pourquoi je pressentais que c'était une illusion de croire que les grands projets font preuve de l'ambition de ceux qui les entreprennent. Ils oublient que tout grand projet devient médiocre s'il est initié dans un esprit petit, mené par l'égo, notre seul intérêt personnel, sans désir de créer, d'ajouter de la plus value pour tous les joueurs. 

Il est si facile d'oublier que tous les grands projets se bâtissent un petit pas à la fois. Il est tout aussi facile d'oublier le grand projet de vie qui est la raison d'être des petits pas.

Bref, mon plan pour 2015: Me rappeler de faire "en grande" tous mes petits pas, sans oublier où je veux qu'ils me mènent.  







Thursday, September 4, 2014

Belle à tout âge? s'interroge Sophie Banford.

La Sophie de 43 ans écrit à la Sophie de 15 ans

Après la lecture de cet article de Sophie Banford dans Chatelaine. Imaginez la lettre que la femme que vous serez dans 20 ans aimerait que vous lisiez maintenant.

C'est ce que j'ai fait pour chasser mon envie de pleurer sur la façon dont je me suis flouée dans le passé. Il est encore temps d'ajuster le tir pour profiter des leçons, sinon, on en sera au même point dans 20 ans... 

Thursday, July 3, 2014

Benjamin Aillaud: Accompagnateur dans la relation Homme-Cheval

Pour les passionnés de chevaux!

Je reprends ici un article que j'ai écrit dans L'Express de Toronto suite à ma rencontre en mai 2012 avec l'inspirant directeur équestre de Cavalia, Benjamin Aillaud parce qu'il vient de se lancer dans la production de vidéos d'entraînement équestre. À la fois simples et fascinantes, ses leçons sont offertes en format VOD (Video On Demand), dont plusieurs sont aussi disponibles en DVD. De courts segments en français ou en anglais donnent une idée du contenu de chaque leçon. Un incontournable pour les passionnés de chevaux.
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Tous les chevaux mènent à l'homme
Nathalie Prézeau pour L'Express de Toronto, 12 mai 2012

Directeur artistique, metteur en scène, scénographe, concepteur visuel, éclairagiste, costumier, compositeur, chorégraphe, voire même directeur d’écurie, on a une bonne idée de ce que tous ces gens font pour générer un spectacle du calibre d’Odysseo. Mais directeur équestre? Voilà qui est un peu plus mystérieux. Alors, pleins feux sur Benjamin Aillaud, directeur et chorégraphe équestre de Cavalia depuis 2009.


Le jeune directeur de 36 ans se présente à l’entrevue, grand et élancé comme un pur-sang arabe. En le voyant, on se dit qu’une bonne agence de casting n’aurait pas mieux choisi pour jouer son rôle dans un film équestre de Hollywood.

Sa feuille de parcours impressionne. Quand il est arrivé chez Cavalia à 33 ans, il avait été quatre fois champion de France en attelage à quatre chevaux et s’était placé deux fois vice-champion du monde dans cette discipline (une épreuve de vitesse et de précision). Cependant, pour se faire une idée plus juste du directeur, il faut savoir qu’il a passé son enfance sous un chapiteau. (Il y a aussi le petit détail d’une école équestre unique qu’il a créée en France avec un partenaire: l’Écurie des Elfes blancs, mais ça, c’est une autre histoire!)

L’école de la vie

Quand il avait 6 ans, maître de ses gains amassés en assistant ses parents dans leur travail, il achète son premier cheval, qu’il baptise Apache et avec lequel il se rend à l’école. (Il ne s’agit évidemment pas ici de l’école de votre enfance, mais d’une toute petite, de 10 élèves, lovée dans les Pyrénées.)


Le petit Benjamin entrainera son nouveau compagnon, comme un gamin sans idée préconçue, qui ne remet pas en question ses envies. «Je voulais faire comme Zorro avec mon cheval, alors je lui ai montré à se cabrer et à sauter les clôtures. Je voulais pouvoir me cacher derrière Apache, donc je l’ai entrainé à se coucher sur commande. J’avais besoin d’aide pour construire des cabanes. Je lui ai appris comment tirer des troncs d’arbre.»

Chemin faisant, l’expérience lui démontre que tout sert, que chaque acquis dans un domaine a une incidence sur les autres domaines. «En tirant les troncs, mon cheval se développait des muscles, qui lui donnaient un meilleur équilibre pour sauter les obstacles. En travaillant ainsi côte à côte lui et moi, on développait une relation ‘à pied’ qui ajoutait à la richesse de notre relation.»


Le plaisir d’apprendre

«Qu’est-ce qu’on va faire aujourd’hui pour ne pas s’embêter?» demandait le jeune Benjamin à son cheval. Cette question ludique, le directeur et chorégraphe équestre continue de se la poser tous les jours.

Comment, en effet, assurer une qualité constante du spectacle Odysseo, en tournée pour des années, si l’on gère chevaux et cavaliers de façon mécanique? «Ce qu’il faut, c’est cultiver le plaisir d’apprendre, en bâtissant sur les acquis, dans le respect», répond Benjamin.


«On ne casse pas ce qu’on a construit la veille, explique le directeur équestre. On part de la force des gens et des chevaux. On bâtit donc sur ce qu’ils ont naturellement envie de faire. On leur donne les outils pour faire bien et mieux, tout en les initiant aux bases des autres disciplines.» Beau principe de réforme scolaire, n’est-ce pas?

Benjamin fait la tournée des chevaux chaque matin pour évaluer leur état physique et mental et planifier en conséquence l’horaire des entrainements, qu’ils fassent ou non parti du spectacle ce soir-là. Chaque cheval arrive ainsi à maîtriser quatre disciplines, chacune avec un cavalier différent. Personne ne s’ennuie!

De grands sensibles

Si vous êtes parent et lisez L'Express, vous élevez probablement des Franco-Ontariens et vous avez sûrement déjà fait l’expérience de ces gens qui s’étonnent de l’accent de vos enfants au lieu de s’émerveiller du fait qu’on ait réussi à les éduquer en français dans un milieu majoritaire anglophone. Il y a de petits miracles comme ça qui échappent à certains, faute de connaissance du contexte.

Benjamin fait remarquer que dans une scène du spectacle Odysseo, dans laquelle un troupeau de chevaux en liberté s’ébat sur la colline, les étalons présents ne se battent pas entre eux, alors qu’il en serait autrement avec d’autres chevaux. «Les rapports de force sont la réponse de la peur. On enlève la peur, on élimine le rapport de force.»


Comment arrive-t-on à ce petit miracle de l’approche Cavalia? «Si j’entre comme ça chaque matin dans les stalles, ça a un certain impact», démontre-t-il en ouvrant avec fracas la porte du box d’un cheval blanc qui mangeait tranquillement, et y pénétrant à grands pas autoritaires (comme une mère exaspérée qui réveille son ado pour la 3e fois, vous voyez le genre?).

Il referme la porte et procède à une nouvelle démonstration. «Par contre, si je fais comme ça, l’impact est tout autre pour le reste de la journée, pour le cheval, pour l’écuyer, pour toute l’écurie», explique-t-il en poussant doucement la chevillette de métal pour libérer sans bruit la porte de la stalle, puis en attendant silencieusement sur le seuil que le cheval le remarque.

Plusieurs psychologues affirment que 90% de la communication est non verbale. Et il se trouve que les chevaux sont beaucoup plus sensibles que nous à tous les détails du langage du corps.

Nos petits gestes

Si on pouvait ne retenir qu’une leçon d’un entretien avec Benjamin Aillaud, c’est la compréhension de cet impact qu’ont tous nos petits gestes sur les autres. C’est dans ces petits détails que réside notre capacité de créer un milieu respectueux, familial ou corporatif, où l’on retrouve le plaisir ludique d’apprendre de nouvelles choses.

En fouillant un peu sur internet, on réalise que ce directeur équestre fait partie d’une école de pensée de pédagogues fascinés par les chevaux et ce qu’ils peuvent nous apprendre sur nous-mêmes et sur une nouvelle façon de gérer notre société.

Ceux qui aimeraient en savoir davantage voudront voir du côté de Linda Kohanov, auteure du livre Le Tao du cheval, qui publiera sous peu The Power of the Herd. On peut en lire des extraits très prometteurs sur son site eponaquest.com


Lire aussi mon article Odysseo est en ville: partez en cavale! dans L'Express de Toronto.





Sunday, May 11, 2014

Un jeu I-SPY pour le pont Mount Pleasant

Ah, les belles choses qu'on voit en marchant
Mount_Pleasant_Bridge_Wall_1_torontofunplaces.com_copy



















En me baladant sous le pont Mount Pleasant à la hauteur de Bloor, j'ai vu qu'on avait revampé et aggrandi la murale qui s'y trouvait depuis 2006. J'en ai tiré un petit jeu I-SPY que je vous recommande d'imprimer et donner à vos enfants afin qu'ils tirent le meilleur d'une petite marche dans ce secteur. Voyez des détails et une galerie de photos sur mon blogue Toronto Fun Places.




















Monday, May 5, 2014

Dans les coulisses de l'ensemble vocal Les Voix du Coeur

Au fil des ans
De temps en temps, on croise des gens qui nous rappellent qu'il est possible de bien vivre ses passions, sans qu'il soit nécessaire de chercher à vivre DE ses passions. J'ai rencontré une bibliotechnicienne qui a trouvé l'exutoire parfait pour son talent de couturière.

Lucie Marion, qui travaille à l'École élémentaire catholique Sainte-Madeleine, est aussi une couturière qui sait manier l'aiguille, comme en témoigne sa belle grande maison bardée de courtepointes. 

C'est elle qui depuis 16 ans est responsable des costumes de plus en plus élaborés portés par les choristes des Voix du Coeur lors de leur spectacle annuel. Couturière amatrice sans formation particulière, elle s'est servi des spectacles des Voix du Coeur pour se donner des défis.

On a toujours 20 ans
Le 31 mai prochain à 14h et à 20h, la directrice musicale Manon Côté propose de célébrer le 20e anniversaire de l'ensemble vocal avec un spectacle offrant une rétrospective de leurs meilleurs numéros intitulé: Quand on aime, on a toujours 20 ans.

Pour l'occasion, Lucie a ressorti de ses garde-robes pleines à craquer les meilleurs costumes ayant servi lors des spectacles: robes d'époque (pour une chanson de Nelligan), costumes de Christophe Colomb (pour la chanson de 1492), habits de toréadors,   tuniques médiévales, habits de soeurs (pour une chanson de Sister Act)...

Lors de ma visite, la maison de Lucie était prise d'assaut. Des présentoirs de costumes nous accueillaient à l'entrée. Une montagne de tuniques attendait des retouches dans la salle à dîner (je crois qu'il s'agissait de tuniques de Gospel auxquelles il fallait ajouter des velcros pour permettre aux chanteuses de passer rapidement au numéro suivant sur le thème des "années à gogo"). Une gigantesque bannière était déployée dans le salon. Une choriste cousait dans une chambre attenante à la salle de couture de Lucie qui épinglait des costumes faits avec des "wax" africains.

L'habit ne fait peut-être pas le moine, mais...
Au fil des ans, Lucie a pu constater combien les costumes aident les timides à affronter les foules tout en ajoutant à la joie de l'auditoire. 

"Les gens qui portent un beau costume rayonnent", remarque-t-elle. Un fait qu'elle a pu vérifier à chaque Halloween à son école, où elle encourage depuis longtemps les enseignants à bien se déguiser pour l'occasion en leur prêtant de superbes costumes, pour le plus grand plaisir des élèves. 

On pourrait dire que l'artisane Lucie Marion est la philanthrope des costumes, ajoutant de la beauté à tous les événements qui lui tiennent à coeur, un coup de ciseaux à la fois. 

Information:
Quand on aime, on a toujours 20 ans
Spectacle de l'ensemble vocal Les Voix du Coeur

Quand: 31 mai à 14h et à 20h
Où: Théâtre Isabelle Bader (93 Charles Street West)
Combien: 
Pour les 12 ans et moins, c'est gratuit!
Représentation de 14h
20$ d'avance ou 25$ à la porte, 10$ (13-18 ans) ou 15$ à la porte 
Représentation de 20h 
25$ d'avance ou 30$ à la porte, 15$ (13-18 ans) ou 20$ à la porte 

(pour réserver d'avance, communiquez avec Carmen Bourbonnais au 416-267-1880 ou evlesvoixducoeur@gmail.com)